L’instance faîtière du football congolais peut désormais compter sur un important  appui  de  la Fédération française de football (FFF) dans la mise en oeuvre du  programme de soutien technique initié par la Fédération internationale de football association (Fifa).

La FFF  a favorablement répondu au Congo, en déléguant Ludovic Debru à Brazzaville pour faire un état des lieux et voir dans quelle mesure adapter le programme aux besoins de la Fécofoot (Fédération congolaise de football).  Le 30 septembre dernier, animant une conférence de presse, le représentant du directeur technique national de la FFF a expliqué l’origine du programme de soutien technique.

Selon l’expert français, il s’agit d’un programme défini par la Fifa, inspiré d’une expérience menée. Il  répond, d’après lui,  à la volonté du président de la fédération française  de répondre favorablement aux fédérations qui en feraient la demande.

Les trois axes prioritaires qui seront pris en compte  dans  ce programme,  à savoir le football des jeunes, le football féminin et la formation des cadres correspondent aux besoins de la Fécofoot.

« Nous avons reçu le document de la Fédération française de football. Dans celui-ci, il y a eu le programme de soutien technique qui a trois axes principaux à développer. Ces trois axes nous ont intéressés, car ils correspondaient à nos besoins », a expliqué Gaston Tchiangana, le directeur technique de la Fécofoot.

Depuis  son arrivée à Brazzaville, le 25 septembre, Ludovic Debru a travaillé avec les responsables de la direction technique locale, qui lui ont présenté l’état du  football congolais.

« L’idée est d’essayer de voir comment vous fonctionnez en local, quelle est la réalité du contexte, où voulez-vous aller?  Dans ce cadre, nous allons faire un peu le guidage ou le soutien. Bien évidemment, l’idée est que cela soit sur un temps long », a expliqué Ludovic Debru à la presse.

Former avant tout les cadres

Parmi les priorités définies,  le directeur technique de la Fécofoot a insisté sur le déficit dans la formation des cadres. Gaston Tchiangana a laissé entendre que  depuis deux ans, la Confédération africaine de football a arrêté  ses formations. Ce qui a  poussé la direction technique à ne  se contenter que  des formations locales. « La présence de l’expert dans ce cadre pourrait nous aider à nous soutenir dans ce sens », a-t-il commenté.

Les modalités de détection et la formation des joueurs posent aussi problème. « C’est vrai que nous faisons une détection ici, mais c’est souvent lors qu’il y a un événement que nous organisons une détection et cela se fait seulement  à Brazzaville. Il y a également la formation des joueurs. A ce niveau- là, je crois que nous nous limitons à la formation des U-17 et U-20, alors qu’il faut partir un peu en amont pour les formations plus basses », a précisé Gaston Tchiangana.

Ludovic Debru a, par ailleurs, rappélé que le programme de soutien technique, qui est un programme de développement, s’inscrit sur le long terme.  Il a précisé que lorsque le travail se focalise sur le football des jeunes, l’idée est de récolter les fruits qu’on a semés  pendant trois, quatre ou cinq ans. Il a souligné que c’est un mode de fonctionnement indispensable pour avoir un football complet et performant.

Les jalons  du programme ne seront posés  que  dans le sens voulu  par le Congo  qui était choisi parmi les premiers pays à en bénéficier. « C’est la Fifa qui initie le programme. Elle nous demande de collaborer avec la fédération congolaise. C’est cette dernière qui va nous  dire par quelle étape va t-on commencer », a dit l’envoyé de la FFF.

L’expert français a toutefois insisté sur le fait que la réussite de ce programme passera avant tout par la formation des cadres qui est la pierre angulaire du système. «  La solution passera de toutes les façons par la formation des entraîneurs, le renforcement des compétences. Ce transfert de compétence existe partout. On essayera de proposer une méthodologie. Tous les modèles de développement sont fondés sur la formation des entraîneurs », a commenté le responsable international représentant le directeur technique de la FFF. Et d’insister : « C’est évident qu’il faut commencer par la formation des entraîneurs, par un travail de développement de terrain ».

James Golden Eloué/ ADIAC

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