Sécurisation des infrastructures sportives : le gouvernement confiera le gardiennage à une structure privée

Le ministre des Sports et de l’Éducation physique a traduit, au terme de sa visite des installations sportives à Pointe-Noire, la volonté du gouvernement à donner la sécurisation des trois installations sportives du pays à une société privée.

 

Hugues Ngouélondélé a visité le Complexe sportif de Pointe-Noire, les stades Franco-Anselmi, Kokolo-Kopa, Tata-Loboko ainsi que le site de Ngoyo avant de  rappeler  en marge de cette visite aux directeurs départementaux de Pointe-Noire, Kouilou, Niari et Bouenza que le Congo est classé parmi  les pays bien organisés dans le cadre d’infrastructures sportives.

Lors de l’entretien qu’il a eu avec les directeurs départementaux, les problèmes de l’utilisation et de sécurisation ont été évoqués. Sur la sécurisation des stades , le ministre des Sports et de l’Éducation physique a rassuré qu’il a reçu l’autorisation du Premier ministre, chef du gouvernement, pour faire un appel d’offres  auprès d’une structure privée  de gardiennage.

Les premiers tests, a-t-il précisé, vont être effectués au Complexe sportif la Concorde à Kintélé, au stade Alphonse-Massamba-Débat à Brazzaville et le Complexe sportif de Pointe-Noire. «Nous devons tester que ces trois stades sous le gardiennage privé  et voir ce que ça va donner. Pourquoi  le gardiennage privé ? C’est parce qu’il est assuré et travaille avec les assurances.  Et lorsqu’il y a vol, il est responsable quitte à aller jusqu’au remboursement  de ce qui a été volé », a expliqué Hugues Ngouélondélé.

Rappelons qu’après les Jeux africains, le complexe sportif de Kintélé pourtant sécurisé a été victime des actes de vandalisme. Les instruments de sonorisation, notamment les baffles et table de mixage ont été volés. Même le stade Alphonse-Massamba-Débat n’a pas été épargné.  Les objets volés n’ont pas été restitués jusqu’à ce jour.  Sur l’utilisation des infrastructures, le ministre des Sports et de l’Éducation physique a reconnu lui-même que les stades que le pays dispose sont comme à l’abandon avant d’inviter les directeurs départementaux  à faire preuve de beaucoup d’imagination pour assurer la mise en valeur  de ces installations. « Il nous faut réfléchir, trouver les solutions pour sauver  tout ce que nous avons entre les mains, sinon ça va être l’hécatombe. Telle est votre responsabilité. Je vous invite à l’imagination et à me faire des propositions concrètes sous peu », a-t-il recommandé.

S’appuyant sur la situation économique et financière du pays, Hugues Ngouélondélé a demandé  aux cadres de son département  de se contenter du peu qu’ils peuvent avoir pour faire avancer les choses. «On ne peut pas avoir mis autant d’argent dans le département  du sport  pour voir, dans 10 ans, le sport mourir dans ce pays. Ce serait ridicule. Il faut que ces stades soient utilisés et il faut tout un programme », a-t-il souligné

Le ministre des Sports a, par ailleurs, remis la gestion du stade Franco-Anselmi à la commune de Pointe-Noire. «Elle est propriétaire et un espace comme celui-là peut être géré par la collectivité locale », a-t-il précisé.  La mairie de Pointe Noire, faut-il le rappeler, avait l’intention de transformer cet espace par un grand centre commercial.  Elle a assuré avoir même déjà trouvé des partenaires.

Hugues Ngouélondélé a, quant à lui, indiqué que le projet de créer  un centre de formation géré par les Italiens  ne sera fera plus au stade Franco-Anselmi mais plutôt au stade Kokolo-Kopa. « Le programme qu’on avait sur le stade Franco-Anselmi, on le fera à Kokolo Kopa. Cela va servir aux jeunes et même au sport de proximité, les partenaires sont prêts à nous aider. Il fallait choisir l’endroit. Maintenant qu’on est fixé, on doit devoir sous peu commencer à mettre ce projet  en place », a indiqué le ministre des Sports.

ADIAC